Jeux d'enfants

Publié le par répliques cultes

Date de sortie cinéma : 17 septembre 2003

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Film déjà disponible en DVD depuis le : 19 octobre 2004

Réalisé par Yann Samuell
Avec Guillaume Canet, Marion Cotillard, Frédéric Geerts, plus

Long-métrage français . Genre : Romance , Comédie
Durée : 01h33min Année de production : 2002

Distributeur : Mars Distribution


Synopsis : Jeux d’enfants est l’histoire d’un jeu entre deux gosses, et qui se poursuit au fur et à mesure qu’ils grandissent, révélant une histoire d’amour entre eux. Sophie et Julien ont en effet trouvé un jeu très amusant : Cap’ ou pas cap’ ? Le principe : les deux enfants jouent avec une boîte de bonbons. Ils se la prêtent chacun leur tour, et celui qui la détient à la possibilité de donner un gage à l’autre, qui doit être cap’ de le réaliser ! Les deux garnements deviennent les plus mauvais élèves et les plus effrontés de leur école et enchaînent visites chez le directeur et punitions parentales, mais rien n’y fait ! Le jeu, poussé à l’extrême et parfois même jusqu’au sadisme, passe avant tout au point de risquer de passer avant les sentiments qui se révèlent en grandissant et les lient malgré leur nombreuses séparations et leurs affrontements perpétuels …

 


Julien [enfant, narrateur] : J'aime bien les osselets ! Le Monopoly, mais, seulement quand je tiens la banque. J'adore jouer aux billes, je gagne tout le temps, le jeu de l'oie, c'est franchement débile, enfin, toujours moins que les dames, le rubiscube et toutes ces conneries des pays de l'est ! Les devinettes ? C'est pas mon truc, yams, crapette, marelle c'est ok. Oh, le chat perché ?  Ça passe encore ! Mais ça s'arrête là ! Mais il y'a un jeu, auquel il ne faut jamaiiiis jouer ! Je dis bien JA-MAIS ! Même si c'est votre meilleur ami qui vous le propose. C'est de se faire enssevelir dans un bloc de béton ! Ce jeu il a commencé avec une jolie maison, un joli bus, sans chauffeur, une jolie boite et une jolie copine. Non, en fait ça a commencé avant, ça a commencé par un mot dégoûtant, qui veut rien dire du tout, un mot comme... Métastase... N'importe quoiiiii. Pourquoi pas Mammouth tant qu'il y est ! Et puis, y'a aussi d'autres mots pas sympas, comme... Kowalski ! Oh, cherche pas, ça veut rien dire non plus. Kowalski pue aussi, ou encore, sale polack, sans oublier, sale polack tête à claques. Mais tout ça, ça veut dire à peu près la même chose. Ça veut dire, j'ai mal, j'ai mal comme personne d'autre sur terre, sur mars et même sur Altair 4.

 

Julien : Sophie ?
Sophie : Tu dois confondre, moi c'est sale polack !
[Julien lui donne sa belle boîte]
Julien : Tu me la prêtera de temps en temps ?
Sophie : Tu donnes et tu reprends. Si tu la veux vraiment, prouve-le moi ! Cap ou pas cap ?

 

Julien [narrateur] : C'était parti ! Je crois que c'est comme ça, que ça a vraiment commençé. [Julien monte dans le bus et enlève le frein]
Julien : Cap !

 

La Maitresse : A présent, donnez moi des mots commençant par la lettre B. Oui, Sophie ? B comme ?
Sophie : B, comme bite, B comme brouter, brouter la moquette, bordel aussi, braguette, bistouquette, barre toi bigleux, boudin baveux, barre toi boudin baveux. [Vlaaaam, une baffe par la maîtresse.]
Maîtresse : Mademoiselle se croit drôle ? En voilà, un langage ! je te mets zéro, tu entends ? Z comme zéro ! Et je t'envoie chez monsieur le directeur ! On verra si ça le fait rire ! [Julien donne la boîte à Sophie] . Qu'est-ce que c'est que ça Julien ? Je peux savoir ce que tu fais ? Allez chez monsieur le directeur avec Sophie !

 

Directeur : Séparez-les, séparez-les mademoiselle !
Julien [narrateur] : Nous séparer ! Ils ont jamais été cap d'y arriver !

 

Soeur de Sophie : Bon ça va ! Je suis pas sa mère !
Directeur : La vulgarité n'est pas au programme de l'éducation, ni de l'académie mademoiselle Kowalski ! Je vais donc une fois de plus devoir convoquer vos parents.
Soeur de sophie : Nos parents ils parlent pas Francais ! D'ailleurs, bite, ça veut dire marteau en polonais ! Autre chose ?

 

Sophie petite : Bon cap ou pas cap ?
Julien petit (en soufflant) : Cap...
(Il descend son pantalon)
Sophie petite : mouaiiis...
Julien petit : Quoi mouais ?
Sophie petite : c'est juste à cause de çà qu'les hommes sont mieux payés qu'les femmes ?
Julien petit (fier) : Aux bons ouvriers les bons outils !... A mon tour...montres-moi t'as zizette !
Sophie petite : c'est pas du jeu c'est MON gage t'as pas l'droit d'copier...
Julien petit : Cap ou pas cap ?
(Sophie se résigne à soulever sa robe)
Sophie petite : Cap !
Julien petit : C'est tout ???! Mais on voit rien dutout !
Sophie petite : Tu vois qu'les femmes sont plus malignes que les hommes !

 

Julien : Il est quel heure ?
Sophie : L'heure de mon exam.
Julien : Exam de quoi ?
Sophie  : Maths.
Julien : Tu l'auras pas.

Sophie : Par contre si tu veux mon avis sur Aurélie Miller vas-y, je te donne ma bénédiction. Il parait que c'est un coup d'enfer, y'a que le furet du bois joli qu'est pas passé entre ses jambes.

Julien : Tu crois au coup de foudre?
Aurélie Miller : Oui..
Julien ( s'en allant) : Naïve

 

Sophie : Aime-moi...
Julien [qui essaie de l'embrasser] : Cap .
Sophie : C'est un jeu pour toi là ?
Julien : Non, un pari, c'est toi qui l'a lancé.
Sophie : Bah si je l'ai lancé t'as pas su le rattraper au vol. Pauvre tâche, tu vas louper ton bus.

 

Julien : Sophie je suis amoureux.
Sophie [qui croit qu'il parle d'elle] : Ah bon ? Comme ça ?
Julien : Non pas comme ça, non. Ca fait des années. Des années de silence. Je voudrais me marier. T'es d'accord ?
Sophie : Tu me demandes quoi là ? Si je suis Cap ? Tu te souviens quand on était gosse, au mariage de ma soeur, je t'avais demandé de dire non si tu te mariais, tu m'avais dit Cap.
Julien : Et aujourd'hui tu dis quoi ?
Sophie : Tu... tu veux vraiment te marier ?
Julien : J'ai besoin de toi pour ça.
Sophie : Ca c'est sûr se marier ça se fait pas tout seul. [Julien lui donne les alliances.]
Julien : Je te les confie jusqu'au jour de la cérémonie.[...] T'es d'accord ? [Sophie acquiesce, Julien se lève et applaudit]. Elle est d'accord ! Bravo ! Tu vas être le témoin à mon mariage. Merci Sophie, je vais te présenter ma fiancée, elle s'appelle Christelle, et elle porte la même robe que toi il y'a 4 ans, c'est moi qui lui ai offerte. Tu te souviens ? C'est ce jour là où tu m'as dit que je serais jamais Cap de te faire du mal.

 

Julien [narrateur] : Et là ça a été le pire. Plus rien. Plus rien pendant 10ans.Plus rien pendant 3 652 jours & 3 653 nuits.
Finit le jeu, les jeux, le piment de mon existence.J'ai erré dans ma vie comme une tragédie de Racine. Hermione version mec. Qu'ai je fait ? Que dois-je faire encore ? Quel transport me saisit ? Quel chagrin me dévore ? Ah ne puis-je savoir si j'aime ou si je hais. Sophie m'a assassiné ! Trucidé, égorgé, baisé, enculé & tant d'autres rimes tarées. Et j'ai fini par y penser à l'imparfait. Me résoudre au bonheur fade de ma naissance. L'amour, la famille, le boulot. Lointaine parabolique, du Racine je vous dis ...

 

Julien : Tu sais, y'a que trois trucs que tu m'as jamais demandé et que je regrette. J'aurais été cap !
Sophie : Genre ?
Julien : Manger des fourmis, insulter les chômeurs qui sortent de l’ANPE, t'aimer comme un fou...

 

Julien [narrateur] : Pour gagner ce jeu, il faut une jolie boîte, une jolie copine... Le reste, on s'en fout.
Julien et Sophie âgés

 


Publié dans 2003

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